LA MEHAREE TUNISIENNE

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Jeudi 10 juin :

Tranquillement, réveillés un peu avant le réveil par la lumière du jour insistante, nous démarrons la journée. À 9 heures 30, le représentant local annonce au groupe de Toulouse que leur départ de l'hôtel se fera le lendemain à 17 heures 30. Par contre il n'a pas reçu encore la confirmation de notre vol. Nous n'attendons pas la présentation des excursions proposées, nous partons à 7 vers le souk de Houm souk. Nous arrivons au marché aux légumes pour remonter au gré des marchandages vers le souk. Sandrine propose alors de se fixer à un point de rendez-vous afin que chacun puisse marchander sans devoir attendre tout le groupe et c'est ainsi que Céline et moi entrons dans le souk.

Il ne nous reste plus qu'un plat à acheter, ce n'est donc pas le Pérou. Nous entrons dans une boutique à prix fixes sur trois étages et Céline trouve un plat et un chameau magique pour son père. Nous décidons de faire le tour du souk pour voir si l'on ne trouve pas moins cher ailleurs. Les vendeurs ne sont pas trop agressifs et au détour d'une rue nous tombons sur un marchand de mosaïques. C'est vraiment joli et au terme d'un très long marchandage j'ai trouvé le cadeau des parents. Céline est furieuse que j’aie mis autant. Nous hésitons un long moment pour acheter une très belle aquarelle avec une tente de nomades et 2 dromadaires pour 40 dirhams mais finalement nous retournons à la boutique de prix fixes car le plat est tout bonnement introuvable dans le reste du souk. Le chameau magique se transforme alors en une petite tajine vide poche et le plat est emporté pour 6 dinars. En prime la marchande nous offre une rose des sables.

Il est près de 13 heures 10 lorsque nous arrivons au point de ralliement (soit 10 mn de retard sur le programme) mais nous ne trouvons personne. J'écris de cartes postales en attendant pendant que Céline fait un tour. À 13 heures 30, la fin nous tenaillant, nous nous mettons en quête d'un restaurant. Une file d'attente de 6 personnes s'est installée devant celui qui est conseillé par le guide du routard, donc nous échouons un peu plus loin au "bon repas" où l'on avale un poulet frites pour 2,5 dirhams chacun. Il pleut alors que nous sommes en terrasse mais la pluie djerbienne ressemble plus à de l'urine d'une mouette qu'à un crachin breton.

Fini le souk pour aujourd'hui, nous n'achèterons plus rien. C'est donc muni du guide du routard que nous arpentons les rues de la ville à la recherche des sites intéressants. Nous découvrons 2 mosquées, une banque où nous changeons 80€, traversant la ville de part en part à la recherche du syndicat d'initiative, du marché aux poissons, du quartier des antiquaires, le l'artiste peintre au fond d'un petit passage conseillé par le guide du routard, du fort de houm souk. Nous visitons ce dernier pour 1 dirhams. Le fort lui-même est peu intéressant, on y découvre tout de même un petit historique au départ, et surtout la vue du haut des remparts est magnifique. On discute un peu avec le vendeur de billets qui nous explique qu'à Houm souk centre, les maisons ne doivent pas dépasser un étage et qu'elles doivent être colorées en bleu et blanc. Nous allons ensuite vers le port où nous découvrons de beaux navires qui emmènent les touristes vers l'île aux oiseaux. On nous propose un tour à 25 dirhams (contre 45 à l'hôtel !) sinon, le port n'est pas très grand lui-même. Nous retournons vers le centre ville voir si l'on ne peut pas trouver deux autres personnes pour entre en taxi.

Nous allions en appeler à un lorsque j'aperçois 2 tours ressemblant à une église. Erreur monstrueuse, nous faisons le tour, découvrons qu'il s'agit bien d'une église, et que l'intérieur est entièrement vite. Mais un marchand de tapis nous tombe dessus. Il connaît bien la France, vient régulièrement à la Foire de Paris, etc... Il nous propose alors de venir voir travailler ses filles sur les tapis. Nous entrons, Céline fait même un noeud pour la photo sur le tapis, puis il nous fait passer dans l'arrière-boutique pour nous montrer la qualité. Un vendeur apporte alors de thé à la menthe et le piège se referme sur nous.

Les thés sont brûlants, il les pose donc sur une table et nous fait asseoir. Il fait alors sortir près de dix tapis puis dix couvertures, nous affirmant qu'il nous les enverrait en France, nous montre son carnet de commandes etc.... Ceci pendant près de quarante minutes. Finalement, sans avoir touché au thé, nous nous levons et réussissons à revenir dans la salle de la sortie. Comprenant qu'il ne vendrait pas de tapis, il se ravise et nous propose une sortie sur l'île des flamants roses (qui ne nous intéresse pas) et de lui-même il baisse son prix à 30 dirhams ou 20 € pour les deux (contre 60 € à l'hôtel). Mais devant notre refus malgré ses prix, je pense qu'il nous insulte en arabe et nous sortons : près d'une heure de perdu au total. Nous alpaguons le premier taxi qui - son compteur ne fonctionnant plus - nous fait le même tarif qu'à l'aller.

À l'hôtel, je réussi à convaincre Céline de faire deux longueurs de piscine (mais comme d'habitude elle a froid). Douche et dîner, nous nous éclipsons de la soirée fakir. Nous avons appris que Olivier est pompier et Sandrine infirmière, ils se sont mariés la semaine précédente. Nelly quant à elle, travaille à la DRH dans le 20e arrondissement. Marie-Christine est comptable. Céline et Sandrine parlent mariage, lors du petit tour de digestion du couscous puis nous nous rendons tous chez Walid pour le thé. Nelly nous fait faux bond : nous la voyons partir en compagnie de Montasar dans sa voiture top class’. Elle nous rejoint en fin de soirée et de nouveaux nous rentrons alors que la soirée aux alizés est finie. Dodo.

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