LA MEHAREE TUNISIENNE
Vendredi 11 juin :
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C’est le départ de la majorité de la voiture n° 7. Sur leur conseil, et devant le beau temps, nous avons décidé de faire le tour de l'île en scooter. 9 heures 30 : le loueur n'est pas là. À dix heures non plus et du coup nous partons dire au revoir à Marie-Christine et Jean Pierre qui sont sur la plage. Par contre nous ne retrouvons pas Nelly ni Sandrine et Olivier au bord de la piscine. Le loueur de scooters est enfin arrivé et pour vingt dirhams il nous laisse le scooter pendant 6 h soit jusqu'à 17 heures 30. C'est un prix imbattable auquel il faut ajouter les 3 dinars d'essence alors que les autres nous avaient parlés de quarante dirhams en tout... Le départ est mouvementé et au bout de la rue le loueur nous a déjà rattrapé. Je me dis qu'il a du voir que j'avais du mal à conduire et qui veut récupérer son scooter. Mais en fait pas du tout, il souhaite juste nous laisser le numéro de son patron en cas de problème. Nous partons donc. Arrêt historique à la pompe à essence locale avec pompistes qui pompe pour nous mettre 2 litres. C'est parti : en ligne droite pas di problèmes mais 11 km plus tard avec l'arrivée dans Houm souk tout se complique. On risque notre peau à chaque carrefour (pas de feux tricolores en Tunisie) mais une fois sur la route de l'aéroport tout se simplifie à nouveau. La route est nickel et il y a très peu de circulation : que du bonheur. Nous poussons jusqu'au phare situé à 3 km de l'aéroport. Malgré les recommandations du loueur, nous nous engageons sur la piste qui longe la mer. 1,2 et 3 chutes : c'est le Paris/Dakar du scooter. Plus de peur que de mal à chaque fois mais cela vaut vraiment le coup. Des paysages magnifiques pour nous tout seuls. 20 km de piste, cela met un sérieux coup de frein à notre progression mais on arrive tout de même à Ajim, la ville du bac, nous ne nous arrêtons pas. Direction Guellala après nous être assurés du chemin. Les coups de soleil ont déjà frappé et nous nous arrêtons devant une fabrique de poterie pour nous remettre une couche de crème. Le potier vient alors nous trouver. Échaudés par l'épisode de la veille, nous sommes sur nos gardes et annonçons tout de suite que nous n'achèterons rien. Peu importe, il nous fait faire le tour de sa fabrique : de l'argile au séchage en passant par le four. Il s'étonne même que nous n'ayons pas encore mangé en affirmant qu'il nous aurait bien offert le couvert s'il n'avait déjà fini lui-même. |
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Content de cette petite visite, nous reprenons le scooter. C'est toute la différence entre le nord touristique et le sud accueillant. Comme il nous a déjà tout expliqué, nous n'allons pas au musée de la poterie et nous nous rendons directement chez l'inventeur du chameau magique (à la retraite depuis.) alors un jeune nous fait la visite et nous fait les corrections du guide du routard : ils sont en fait quatre frères à avoir repris la fabrique du père. Il a inventé le chameau magique mais ne s'est pas arrêté là. Il a inventé également l'abricotier, et la boîte de bonbons. Nous sortons pour nous acheter un sandwich dans un boui-boui local. Céline ressort avec un pain nature mais pour la modique somme de 1,2 dinars j'ai un sandwich préparé par le chef : il me l'a tartiné d'harissa cet imbécile (ça le faisait rire dans sa barbe.) Nous nous arrêtons à l'abri d'un olivier près d'une mosquée et là, on peut dire que j'ai craché du feu. Pour tout dire, j'ai roulé près d'une demi-heure la bouche ouverte pour me soulager ! ! ! Direction Al Kantara et la chaussée romaine puis sur les conseils de Jean Pierre et Marie-Christine nous nous attaquons au fort en ruine de Djerba. À droite après la cabane de surf nous avait-on dit... On a bien trouvé la cabane mais jamais la piste (qui devait être plus au nord fait) je m'engage donc hors piste et là, c'est vraiment folklorique car il n'y a pas de chemin tracé, seuls quelques traces de moto existent et une impression de solitude nous envahit avec comme seul objectif le fort que l'on aperçoit au loin. Des mirages nous donnent l'impression d'étendues d'eau au loin entre nous et le fort. Cet épisode de hors-piste fut marqué, en dehors de nombreuses secousses et des frayeurs de 2 chutes - dont l'une avec dérapages dans la boue (nos chachs sont tachés ainsi que le sac à dos et le scooter) - par notre solitude au milieu des quelques herbes. Finalement, nous réussissons à rejoindre une piste mais force est de constater que ce n'est pas la principale. En effet, elle débouche sur la mer. Nous rebroussons chemin pour retomber enfin sur la bonne piste bien plus belle qui nous mène au pied du fort qui est vraiment en ruine. Un pêcheur se trouve là entre les vagues de l'est et la mer limpide de l'ouest. Je lisais un peu plus tard que la zone et très riche en poissons. |
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Le tour du fort étant effectué, nous repartons sur la piste. C'est vrai que c'est quand même plus facile mais toutes ces péripéties nous ont retardé. De plus, le niveau d'essence ne cesse de diminuer : nous sommes entre le quart et le zéro. Nous faisons la route touristique avec tous ses hôtels (dont 2 du club med et le FRAM gigantesque) sans trouver une station et c'est finalement à notre station départ à 300 m de hôtel que nous remettons 1 l d'essence (soit 1/4 du réservoir). Nous rendons le scooter une demi-heure en retard mais le vendeur ne nous dira rien. Il nous demande même de lui faire de la publicité à l'hôtel! Un petit tour dans la piscine (j'arrive même à y traîner Céline, ce qui est exceptionnel car... Elle a froid !) Au cours du repas, nous retrouvons Aurélie et Christophe - que nous réussissons à convaincre pour le tour scooter - ainsi qu'un autre couple. On se rend compte que la plupart sont restés à hôtel en profitant des diverses activités sportives proposées. C'est la soirée cabaret ce soir et alors que nous pensions sortir avec Christophe et Aurélie, nous les abandonnons en compagnie d'un autre couple au bar de l'hôtel. Petit tour du quartier - avec le nouvel arrêt devant le centre de relaxation - et nous nous rendons chez Walid. À vrai dire, on a attrapé de jolis coups de soleil sur le scooter et la journée fut éreintante. Nous ne restons donc pas très longtemps : nous nous éclipsons à la fermeture pour rejoindre la chambre 109. |
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